J'me demande bien ce qui à pousser le tout puissant à créer la tristesse, les émotions en générales, ou plutot leur mode de fonctionnement... Le triste est beau, vif, intense et je comprend aisément qu'on puisse y revenir sans cesse... Comme accroché à cette douce mélancolie... un brin narcissique, c'est bètement humain; vital.
Je vois un homme, un contexte et un évènement. Une intéraction "x;y; z" binomiale qui tourne mal, qui aurai pu etre différente, bien meilleure mais peut etre n'aurai-elle dans ce cas pas eu l'impacte durable, elle n'aurai pas enrichi le traumatisme d'une vie qui c'est perdue dans elle meme...
Quelque part la tristesse nous détache du quotidien pour mieux y revenir, nous aspire vers le trauma...
J'les flaire à 300 km ces gens-là, ils viennent tous s'échouer sous mon arche, y déversent toute leurs merde inconsciament, s'en est devenu une station d'épuration. Ils ont les memes mots, les memes craintes... Il est là le mien... Ils l'ont construit à coup de mots comme on déverserai des kilomètres de spermatozoides pour féconder un ovocite... A croire qu'ils portent un regard différent à partir de ce moment là : La vie, créer une vie, sentiment de toute puissance absolue et d'impuissance totale pour enrichir la frustration de l'équilibre régie par le pur aléatoire... Une véritable loterie.
S'en rendent ils compte, quant ils débarquent avec leurs souvenirs et se réinstallent toutes leurs bribes, comme on rejouerai une pièce de théatre vieille de 300 millénaires? Le pir c'est qu'ils en souffrent, et transmettent leur souffrance; font de nous une "victime empathique" qui ne peut que culpabiliser de s'etre si facilement laissée berner par un homme qui ne controle pas ces vieux démons... Simple schéma... quant on sait qu'on peut rester la, contempler les choses et pleurer le passé, seul ou se dire que présent flirt avec futur sur une page presque vierge, et que c'est seul que l'on se construit une histoire, quoiqu'il arrive... Deux théories qui se justifient statistiquement, mais la statistique ne sera jamais une science formelle... plutot un ajustement numérique qui satisfait tout le monde parce qu'elle est plus ou moins précise; point barre.
"La vie est une chute horizontale"... C'est facile de se laisser détruire par l'autre, surtout quand il a tout pour plaire... de son odeur à son attachante histoire, de ces projets à sa façon de s'exprimer. Tout est rapide, incontrolable, touchée de plein fouet, comme un coup de sclapel viendrai macérer un morceau de chaire profondément, laissant une inéluctable trace de son passage... L'amour doit naitre de la singularité... (Beauté tragique, le pir c'est qu'après pour trouver une personne intéressante au point d'envisager qqch ça devient... impossible !! Sa n'existe simplement plus, je ne sais pas si je suis normale mais aujourd'hui, et ce depuis le mois de janvier, je me sens incapable de rencontrer quelqu'un. Et je m'en veux d'en avoir rencontré avant, j'ai le sentiment d'avoir été punie et j'ai le sentiment que tout ça n'est finalement pas pour moi...)
C'est dur de faire façe à l'illusion, "c'est un leurre" disait-on... la vie toute entière est un leurre dans ce cas... Le souvenir est un leurre permanent, sa reconstitution... est un suicide voir un génocide personnel !
Nous suivons tous ces lignes imparfaites... parfois en victime, parfois en meurtrier, parfois en témoin ou en complice... Nous sommes tous des salops qui rêvons de toute puissance noyée par le désir absolu dans un monde aléatoire.
Le mieux encore, c'est d'en parler... (ça vous fera 60 euros s'il vous plait)
Et ne me demandez pas pourquoi certaines personnes se réfugient dans l'Alcoolisme... !



